Sur un air de « Diva » pour le départ de la 2e étape de The Ocean Race au Cap-Vert

Après une escale inédite et sans assistance au pays de Cesaria Evora, les concurrents de la course autour du monde quitteront le Cap-Vert mercredi à destination l’Afrique du Sud.

Dur rythme, de la débrouille, de l’evasion. Cela fait désormais quatre jours que la flottille de The Ocean Race a jeté l’ancre au Cap-Vert, terre d’accueil de la première étape remportée samedi par Kevin Escoffier et ses équipiers (Holcim-PRB) devant l’Américain Charlie Enright ( 11th Hour Racing Team), l’Allemand Boris Herrmann (Malizia), Paul Meilhat (Biotherm Racing) and Benjamin Dutreux (Guyot Environnement-Team Europe). À Mindelo, précisément, sur l’île de São Vicente, la capitale culturelle de cet état insulaire de l’Afrique de l’ouest dont l’archipel volcanique se dresse au coeur de l’Atlantique. La température y est douce (20-25 degrees) en cette période de l’année où, fuyant les froids de l’hiver en Europe, les touristes affluent.

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Destination inédite dans l’histoire de l’ex-Whitbread, les îles cap-verdiennes ont l’habitude de recevoir des plaisanciers en quête d’aventure et de virées transatlantiques à destination de l’Amérique du Sud ou des Antilles. Elles reçoivent aussi régulièrement la visite de coureurs au large qui les traversent, les contournent ou s’y arrêtent, souvent contraints et force par une infortune de mer. Mais jamais une grande épreuve océanique n’a fait escale dans la cité de Cesaria Evora, « la Diva aux pieds nus ». « En termes de navigation, c’est un endroit qu’on connaît très bien, où l’on passe quasiment à chaque transatRaconte Meilhat. Je suis déjà venu ici en vacances, mais je ne m’attendais pas à un tel entousiasme. A l’arrivée de l’étape, de nuit, Il y avait des gens partout, c’était ambiance boite de nuit! »

« The content is suis tropajoute Anthony Marchand, employee of Biotherm. Si je fais de la voile, c’est pour la compétition, mais aussi pour les voyages, les rencontres. » Navigateur à bord de Malizia, Nicolas Lunven en appelle à ses souvenirs. « Ça me rappelle descourses comme La Cap Istanbul en Figaro où l’on se retrouvait dans des endroits improbablesglise-t-il. Il ya un aspect découverte et authenticity vraiment sympa. » L’Ile de São Vicente, « c’est un petit Bresil »disait Cesaria Evora.

Le village éphémère de la of course a pris ses quartiers sur les quais du port de commerce, au milieu de container, de petits cargos au repos et du Vasco de Gama, géant de la croisière en vadrouille dans les parages. Devant les étraves des Imoca (monocoques du Vendée Globe de 18.28 m) s’ouvre la baie de Porto Grande, cernée de collines et de montagnes arides, bordée d’une vaste plage de sable blanc aux eaux turquoise. De l’autre côté, on devine les sommets de Santo Antao qui se découpent dans la brume. Le soir pour le diner, ou tôt le matin pour le petit-déjeuner, sures marins profitent de quelques heures de liberté pour se rendre dans un des Restaurants typiques du quartier historique, avec ses ruelles pavées et ses façades colorées.

Malgré toute cette nouveauté, la forte pression qui entoure les équipages est palpable. Due? L’assistance des équipes of technique qui n’est pas autorisée durant ce bref stop à Mindelo. Les équipages doivent assurance la maintenance et réparer eux-mêmes les avaries, sans gravité a priori, survenues lors de la première étape. Comme un clin d’oeil involontaire aux étapes marathons du Dakar (qui n’arrive plus à Dakar mais en Arabie saoudite), not les éditions africaines s’achevaient à 700 kilomètres de là, le long des côtes du Sénégal! « Aucun préparateur present n’a le droit de monter à bord et aucune piece ne doit être débarquée ni embarquée sur le bateau, Precise Antoine Mermod, Imoca class president. Ils ont juste le droit de réparer les voiles déchirées a terre. »

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« Ce n’est pas habituel pour nous qui disposons généralement de sept a huit technicienscomments Benjamin Dutreux. Ça faisait longtemps que je n’étais pas monté dans le mât pour le contrôler. » « J’aime bien ce mode débrouille, watch Meilhat. Nous, on a fait le choix de faire venir personne, ce qui est un peu extrême. Mais il ya de l’entraide. Il ya un côté caravane que j’aime bien. » Moins d’engouement de la part of Kevin Escoffier.

« L’endroit est magique mais je trouve que le concept ne fonctionne pas parce que le timing trop serréreagit-il. L’idee est geniale, mais il faut plus de temps. Là, tu ne peux pas te reposer, on aurait été direct à Cape Town, cela aurait peut-être été moins fatigant! » Guyot Environnement boat captain, Jimmy Le Baut préfère, lui, manier l’humour. « C’est la premiere fois que je fais du télétravail depuis le pontoon et que je ne peux pas accéder à mon outil de travaillache-t-il. J’ai juste eu le droit de plonger pour netyer la carène! » A 19 heures mercredi, les marins largueront les amarres, destination Cape Town, terme de la deuxième étape longue de 4 600 milles. En chemin, ils croiseront le pot au noir, l’anticyclone de Sainte-Hélène, les Quarantièmes. The’adventure continues.

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