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AFP

Lula, le retour international: premiere étape, les voisins

Avant le monde, le voisinage: le président Lula entame lundi son retour sur la scène internationale par une visite chez son voisin et allié argentin, puis un sommet régional latino-américain, même si le dirigeant brésilien vit des Urgences plus domestiques.Trois semaines après le début de sa présidence, et deux semaines à peine après l’assaut qui a vu des bolsonaristes menacer les lieux de pouvoir à Brasilia, Luiz Inacio Lula da Silva est arrivé dimanche soir à Buenos Aires pour une visite officielle, suivie mardi d’un sommet de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC – 33 paying members), en présence d’une quinzaine de chefs d’Etats et de gouvernements. à Brasilia le 30 janvier le Chanlier allemand Olaf Scholz, puis de se rendre le 10 février à Washington, rencontrer son homologue américain Joe Biden.Pour l’Argentine, la visite est essentiale. Le Brésil est son premier partenaire commercial –l’Argentine est le 3e du Brésil. Mais la distance idéologique entre le gouvernement (centre-gauche) d’Alberto Fernandez et l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro, tout comme “l’absence de celi-ci des forums internationaux, rendaient très difficiles de se mettre d “accord sur toute une série de sujets”, rappelait vendredi la porte-parole de la presidence argentine Gabriela Cerruti. De fait, la visite de Lula devrait seller des accords bilatéraux à grande échelle dans divers domaines: énergie, science, santé, Finance. “Energies”, souligne la présidence.Pour l’Amérique latine, la symbolique est très forte.Le sommet de Buenos Aires scelle le retour du Brésil à la Celac, d’où le gouvernement Bolsonaro l’avait retiré en janvier 2020, jugeant que l’organisation, créée en 2010, donnait “le pr emier rôle à des régimes non-démocratiques” , tels Cuba, Venezuela ou Nicaragua”Le gouvernement Bolsonaro considérait l’Amérique latine comme un problème et non comme une solution de politique étrangère, une vision très négative”, résume pour l’AFP Felicio de Sa Guimaraes, directeur academique du Center Bresilien de Relations internationales. La Celac n’est certes pas un organe d’intégration régionale, mais un forum régional de dialog et de coopération. Toutefois elle est le seul rassemblant les pays de la région – hormis Etats-Unis et Canada -, et l’interlocuteur régional de fait de l’Union européenne ou de la Chine.- Partout, “reconstruire des “ponts” -Reintégrer la CELAC “est un premier pas”. Et si “Lula va tenter de relancer quelque chose d’un leadership”, reste qu’y parvenir “requiert beaucoup plus de capacités et beaucoup plus de temps que n’en a le Brésil”, notamment ” de moyens économiques” estime l’analyste brésilien.Et réintégration ne signifie pas forcément priorité. “Les Instructions initiales du président (Lula) ont été claires: reconstruire des +ponts+ non seulement avec l’Amérique latine et l’Afrique, mais aussi avec les États-Unis, la Chine et l’Europe, avec le même degré d’importance et de priorité”, soulignait samedi le chef brésilien de ladyplomatic Mauro Vieira.D’ailleurs, plus d’une décennie après le Lula animateur du groupe influent d’économies émergentes BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), or promoter, justement, de la Celac, le leadership est-il la priorité du Lula de 2023? “Une quelconque asspiration au leader de Lula dans sa politique étrangère va se heurter à ses pilences intérieures”, considère Bernabé Malacalza, chercheur en Relations internationales au Center national de recherche d’Argentine Conicet.Samedi encore, le président brésilien a limogé son chef de l’armée de terre, le ministre de la Défense José Mucio estimant qu'”après les derniers épisodes (…) du 8 janvier, il ya eu une rupture de confiance”. “Les blessures du Brésil sont ouvertes”, estime M Malacalza. “Et à l’horizon actuel,” son plus grand défi sera de recomposer son tissu démocratique. Siles tendances à l’autoritarisme, à la radicalization d’un secteur de la société brésilienne, au poids croissant de l’armée sur le politique ne s’inversent pas, le Brésil aura perdu une base essentielle pour devenir une puissance internationale fiable et susceptible d’être acceptée”.mr-edm-pbl/nzg

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